lundi 2 juillet 2012

la communauté des frères de Taizé

frère Guillaume et Omar
Taizé est un tout petit village de Bourgogne, près de Cluny.  Immédiatement après la guerre, un pasteur protestant, Roger Schutz, fonde une petite communauté de frères.  Très vite, elle prend de l’ampleur et devient un pôle de l’œcuménisme (protestant, catholique, anglican et même musulman).  La communauté décide de porter son attention sur le monde des jeunes, en perte de repères en Occident.  Quand vous allez à Taizé, dans leur immense église,  vous entendez 3000 jeunes qui chantent et prient, les textes et l’homélie du jour sont traduits en 20 langues instantanément, les frères, qui sont plus de 100 aujourd’hui, organisent des groupes de recherche, d’introspection, de lecture de textes, de rencontres inernationales dans un pays différent chaque année…
frère Eric et une danseuse
frère Siegmar dans le local informatique

La communauté de Mymensingh comprend 5 frères : Eric de Suède,  Guillaume et Frank de Hollande, Siegmar de Suisse allemande et Jean-Jacques du nord de la France.  Ils font vivre plein de projets : handicapés, jeunes filles sortant de la prostitution, enfants des bidonvilles, visite de prisonniers, éducation à la gestion de conflits, artisanat, les classes d'informatique…

dimanche 1 juillet 2012

des instantanés...

fatigue et grosse chaleur

à la foire...

Anecdotes

des jackfruit
invitation impromptue à un mariage
Nous mangeons beaucoup de fruits: mangues délicieuses, ananas bien mûrs, des jackfruits (le fruit du jaquier)  qui contient de multiples petits fruits à noyaux; des biscuits secs, des cakes.  Nous goutons les spécialités locales : samoussas, singara, pouri, potatoshop...Cela va du non épicé au très très épicé!  Pour tous les gouts.  Nous buvons des litres d'eau et transpirons énormément, la chaleur est lourde et intense mais la pluie ne nous a pas encore affecté.  En rentrant à l'hotel, après avoir choisi nos salwaar kamiz (tenue que toutes les femmes portent ici), nous sommes invités à un mariage, nous aurions meme pu manger...L'occasion d'expliquer  pourquoi la jeune mariée semble parée pour un enterrement : elle ne peut absolument pas montrer sa joie, elle quitte sa famille pour vivre sa propre vie.  Le mariage dure plus ou moins un après-midi, les invités apportent leurs cadeaux, mangent et repartent, les mariés tronant sur l'estrade...

Au coeur des bidonvilles

Notre programme d'aujourd'hui : animations dans le bidonville de la gare et dans celui du fleuve.
Quelle expérience ! les enfants reconnaissent les filles qu'ils ont rencontrées la veille, ils les appellent déjà par leur prénom ou Didi (grande soeur), ils s'agrippent à elles pour de petites attentions, des câlins.  "How are you ?" est la formule rituelle.
Au fleuve, les enfants sont plus calmes, ils acceptent les consignes, les jeux se déroulent comme prévus.  Mais il faut s'adapter; à la gare, les activités perles n'auront pas lieu, le lieu est confiné, les enfants trop turbulents.
Quant à la danse, après un temps d'écoute et de discussion avec frère Eric qui traduit au fur et à mesure, les pas s'élaborent.  En Belgique, la danse avait été préparée entre Nathalie Hubert, Laure et Camille sur une musique de Mickael Jackson (Earth song), nous l'avions filmée et envoyée par courriel.  Avec Eric, les 3 filles bengalies ont visionné la danse et fait leurs remarques.  Elles semblaient contentes.  Changement de programme, elles veulent quelque chose de plus dynamique, retour à la case départ.  Ce matin, Laure et Noémie ( là aussi, changement de personnes) construisent sous la direction d'Eric, petit à petit, les jeunes filles apportent leur grain de sel, leur imagination, leurs gestes gracieux.  En 3 heures, une grosse partie est élaborée.
La suite demain...
Petite anecdote : quand le groupe des danseuses vient dîner au bidonville de la gare, il ne reste rien des casse-croutes prévus.  C'est que cela mange ces petits oiseaux-là.

vendredi 29 juin 2012

Que d’étonnements, de cris de joie, de peur, de surprise…
Les images ses succèdent à un rythme effréné, on regarde à gauche, à droite.
Si on fixe la route, on hurle en apercevant le bus qui fonce droit devant, sur NOTRE
camionnette… « Attention, ne dépasse pas ! » « Parle-lui en anglais, il ne comprend pas le français ! »
Premier pas sur le sol bengali, la folie nous guette.  Ce monde est tellement loin du nôtre, leur logique si profondément différente.  Laisser couler, lâcher prise, leur code de la route et de la vie nous semble aberrant.  C’est cela aussi, un voyage solidaire : aller à la rencontre des autres pour mieux les comprendre.  L’aventure ne fait que commencer.

Ce soir, grande première, le groupe a vécu son premier bain de foule, les filles ont été les stars de la foire agricole de ... Mymensingh! Dès que nous aurons du temps, l'album photo de remplira.
Demain, rencontre avec les animateurs bengalis et visite des bidonvilles.  Encore des émotions en perspective.

 

mercredi 27 juin 2012

En route...

200kgs sanglés dans 8 valises : vêtements, médicaments, jeux, savons, shampoings, bricolage, 4 ordinateurs, 1 appareil photo, 3 guitares...plus nos propres valises et sacs.
C'est le grand départ ce matin : on démarre d'Izel à 8h30, on monte dans le TGV à Reims pour Roissy à 11h00, l'avion s'envole pour Dubai à 15h35...
Des peurs, des angoisses, du stress, toutes les émotions qui nous envahissent avant de plonger dans l'inconnu.
Quand le Colorado brûle, des pluies torrentielles arrosent le Bangladesh.  Il nous sera difficile de passer entre les gouttes.  Il n'existe pas de réseaux d'égouttage, les bottes seront de rigueur...
En route pour le continent sud-asiatique... 

dimanche 3 juin 2012

Les billets sont achetés, la semaine prochaine, nous montons à Bruxelles pour déposer la demande de visa.
Les colis s'accumulent : vêtements, médicaments, jouets, matériel de bricolage et d'animation, et ordinateurs.  Les courriels entre la Belgique et le Bangladesh s'accumulent.  Mais avant de partir,il s'agit de travailler et étudier pour les examens qui commencent vendredi.