vendredi 6 juillet 2012

Le parachute

Enfin, le parachute s'est ouvert !  Depuis Mymensingh nous essayions de montrer ce jeu passionnant à des enfants.  Dans les bidonvilles, impossible de l'ouvrir faute de place, à Baromari, il pleuvait.  Aujourd'hui, il a plu aussi mais à 15h00, le soleil est réapparu.  Tous les enfants (150) se sont réunis sur le parvis de l'église.  Le parachute a montré toutes ses possibilités, les jeunes ont beaucoup ri et apprécié.
Les jeunes fêtaient aujourd'hui sainte Maria Goretti (qui sait encore chez nous qui est Maria Goretti ?  Une jeune fille de 14 ans de la plaine du Pô, refusant de céder aux avances d'un jeune hommes a été violée et assassinée par celui-ci.  D'autant plus parlant que les filles ici sont souvent agressées, non respectées dans leur corps et leur intégrité).  Après cette séance de rigolade et de défoulement, les jeunes ont dansé sur les musiques qu'ils aiment ici, dans des costumes traditionnels garos, ils ont chanté et souhaité bonne fête à la mère supérieure, elle porte le nom de Maria Goretti.  Ils l'ont appelée la plus belle fleur de l'internat.  Imaginez un peu qu'on en fasse autant avec monsieur Robin : le plus beau fruit d'Izel !  Et devinez qui on a appelé sur scène après tout cela : les Belges !  On a chanté "Si tu as d'la joie au coeur" et..."Les Champs Elysées", ces chansons vont devenir des tubes ici !  On a terminé la fête avec "We shall overcome", papy Pierrot a pris le micro pour entonner "We shall live in peace" comme aux plus beaux jours des manifs et des lovepowers.

jeudi 5 juillet 2012

Aux donateurs

Toutes les activités relatées sur le blog sont payées par nous, grâce aux généreux donateurs, aux parents, aux filles qui inlassablement ont travaillé pendant 18 mois, aux amis et parfois même des inconnus touchés par le projet.  Nous avons ainsi eu la possibilité de laisser aux frères de Mymensingh la somme de 500 euros qui seront employés pour les enfants des bidonvilles.

Des adieux déchirants...

vous comprenez pourquoi on adore Guillaume !
Ca a été très dur aujourd'hui de quitter les enfants, les grandes ont pleuré et des enfants aussi.  En si peu de temps, une amitié est née.  Les enfants sont tellement en demande d'affection que, spontanément, un lien se crée malgré la barrière de la langue.  Le voyage suivant a été un peu moins difficile quoique les dos ont été mis à rude épreuve.
Vous ai-je parlé de Dalim, ce jeune cancéreux en fin de vie ?  Il nous a accompagné pendant tout le voyage, a chanté avec nous.  Nous le conduisons à l'hôpital des soeurs de mère Teresa à Jalchatra où il recevra les soins adéquats.  Ce moment est très dur aussi : le laisser seul dans cette clinique inconnue.  Mais demain, nous lui rendrons visite car nous sommes tout près de lui, à la mission dirigée par le père Anthony.  C'est un internat pour garçons et jeunes filles mandis, des familles très pauvres qui reçoivent ici logement, nourriture et enseignement pour une somme modique.
Nous nous installons au milieu du domaine, dans la forêt, un peu comme les paillottes du club med, mais à la bonne franquette : douche avec une cruche, WC  à pédales, paroi en bambou qui nous permettent d'écouter le voisin et de communiquer avec lui, et toujours les matelas de 3 cm...
Après cela, nous apprécierons le confort de nos domiciles et nous ne rouspéterons plus jamais !!!

Vers la frontière indienne

des jeunes de l'orphelinat

Nous continuons vers Baromari pour rencontrer des jeunes filles dans un orphelinat et apporter 2 valises de médicaments aux sœurs qui s’occupent d’elles.  Les orphelinats comprennent plus de filles, quand elles perdent leur mère, la famille ne s’en occupe pas, contrairement aux garçons qui sont pris en charge.  Malheureusement, on a mis plus de temps que prévu, suite à la destruction d’un pont par la rivière, le bus ne pouvait pas passer.  Le dos en compote, par des chemins défoncés, nous sommes finalement arrivés à 18h.  Le temps de s’installer, de prendre un souper bengali, très bon au demeurant, de récupérer nos bagages, les adultes vont trier les médicaments et indiquer en anglais leurs fonctions.  Vincianne et Béné rejoignent les filles dans leur chambre pour les rassurer (7 lits de 60 cm pour 9 personnes, sommier à lattes avec une seule latte, et un matelas de 3cm, en fait, à la bengali).  La pluie tombe depuis Askipari par intermittence, mais à Baromari, c’est sans discontinuer.
Les enfants sont logés dans la même salle, sur des matelas par terre, comme chez eux.  Pour eux, c’est la fête…

Ballade vers le Nord

C’est long, non, 2 jours sans nouveautés sur le blog ?  Vous voulez savoir ?
J’en étais restée à notre « croisière s’amuse » selon la commentatrice Vanessa.
Avec Guillaume, jamais on ne s’ennuie mais bonjour les ennuis.
Mercredi 4 juillet, 56 enfants et jeunes de la gare et du fleuve nous accompagnent pour une excursion, eux en bus, nous dans les camionnettes.
Où est Florine ? réponse dans un prochain message...
Il faut savoir que les Bengalis semblent un peu brouillés avec les distances et le temps mis pour se déplacer d’un point à l’autre.  Guillaume, qui n’est pas bengali, parle en demi-heure : « Il reste une demi-heure de route, encore une demi-heure… », demi-heure que nous avons appris à multiplier par 2 ou 3 ou 4 ou…Le chemin nous a paru bien long jusqu’à Askipari : 4heures.  Nous rencontrons une famille Garo (une tribu de la forêt matrilinéale, c-à-d que la transmission se fait par la mère (nom, héritage, l’époux vient habiter chez ses beaux-parents).  Elle possède un grand domaine et est fort aisée. Tous les enfants reçoivent à manger et nous aussi bien sûr.  Au menu : riz, ladies fingers (légumes ressemblant à des haricots), poulet, et pommes de terre aux haricots !  Délicieux, d’autant que la maîtresse de maison avait cuisiné peu épicé pour nous plaire.  Nous avons apprécié.  Après la tasse de thé traditionnelle, les enfants ont présenté un petit spectacle, chants et danses et nous-mêmes avons entamé « Les Champs-Elysées » qui va devenir un hymne par la suite, comme d’ailleurs « Si tu as de la joie au cœur, claque des pieds ».  Les enfants répètent et  apprennent très vite.

mardi 3 juillet 2012

Un anniversaire arrosé

Le Bangladesh a ceci de bien qu’on ne s’ennuie jamais. 
Hier, après les activités du matin, frère Guillaume avait concocté une fête d’anniversaire pour un jeune homme atteint d’une maladie incurable (il va mourir dans les mois à venir).  Il a choisi de fêter ses 21 ans, il ne connait pas son âge.  Par la même occasion, Noémie et Sacha, nées en juin, ont aussi été fêtées.  Gateau coupé en 40 morceaux, fanfare, promenade en calèche, chants, bateau sur le Brahmapoutre, rien n’est oublié pour la fête.  Cerise sur le gateau, plus de 100 invités, enfants et adultes nous accompagnent !  La première escale nous emmène chez Toulou, travailleur chez les frères, qui reçoit la troupe et nous offre des friandises (beignets et michtis).   Au moment de reprendre le bateau, la pluie tropicale s’invite et nous arrose copieusement, au point qu’il faut rebrousser chemin et se mettre à l’abri chez Toulou, sauf quelques irréductibles, Guillaume et des enfants qui dansent dans la pluie.  Moment unique quand l’épouse de Toulou propose à Noémie et Sacha de se changer.  Laurine résume bien nos impressions : « Plein de choses s’offrent à nos yeux et à nos sens, mais là, c’est fabuleux »  Pour sa part, Laurence, déjà partie avec un premier bateau a été copieusement arrosée aussi.  Restée seule avec James, celui-ci s’inquiète de la réaction de Mickael : ne va-t-il pas gronder sa femme de s’être affichée en rue avec un autre homme que son mari ?  Autre pays, autres mœurs.
La méditation chez les frères a été bienvenue pour reposer les esprits.  Le soir, frère Eric nous a expliqué son parcours, sa vocation, sa vie au Bangladesh avec les plus pauvres.

lundi 2 juillet 2012

6 frites sur une assiette...

Nous allons de surprises en fous rires.  Explications : hier soir, Pierrot et Mamoum, notre guide et homme à trouver tout ce qu'on demande, nous avaient annoncé pour souper du poulet et des frites.  Cris de joie, avec une certaine attente vis-à-vis des frites : sauraient-ils les faire à la belge ?  Nous avons reçu notre plat (annoncé pour deux sur la carte) après une patience de plus d'une heure.  Deux petits morceaux de poulets et 6 frites, toujours pour 2 !!!O rage, o désespoir!  Qu'allions nous faire dans cette galère?  Le cuistot s'est remis au travail, et repréparé 4 assiettes de frites, vite fait bien fait.  En sortant, Pierrot leur a expliqué, qu'en Belgique, c'est comme au Bangladesh : une grosse assiette de riz=une grosse assiette de frites.  Ce matin, quelques-uns avaient mal au ventre...
Notre Vincianne s'est fait boxé cette nuit par un moustique, son oeil gauche a rétréci de moitié, elle joue à la star avec ses lunettes de soleil en permanence.
Toulou nous rend visite avec ses trois enfants,
ils portent les vêtements que nous avons amenés
Les plaisirs de la traduction : quand Vinciane commande 2 ballons à Mamoun, elle reçoit 2 bassins en plastique, tant mieux, Laure devait faire une lessive...Mauvaise prononciation ou mauvaise oreille ?