mardi 10 juillet 2012

D'autres prises sur le vif

 elles sont tellement jeunes d'esprit...

elle ne connait pas son âge
mais dit qu'elle a 100 ans


elle connait son âge mais ne le dit pas



Hanif, animateur en chef des clubs des bidonvilles

Quand il était en excursion avec nous, sa fille de 13 ans a fugué avec un garçon de 15 ans, heureusement ils l'ont retrouvée sur le chemin de Dhaka...

des fameux danseurs
ces derniers jours, nous avons vu les extrêmes :
immense pauvreté et richesse incommensurable

Encore une nuit, plus qu'une nuit...

Tristes et contents, tous nos sentiments sont ambivalents.  Je vous livre en vrac ce que chacun(e) a exprimé ce soir dans une des chambres après une journée de dur labeur (shopping) et après une nouvelle visite de brother Guillaume.
à la gare
-les quelques heures vécues dans les 2 clubs des bidonvilles ont été, unanimement, l'expérience la plus forte et intense.  Chaque instant a été ressenti pleinement et voir les enfants heureux avec peu de choses était très gratifiant.
au fleuve
-la cohésion du groupe est un des points importants amenant à la réussite du projet, les filles pouvaient se parler et commenter leurs découvertes, leurs difficultés, leurs bobos à tout moment et particulièrement le soir.
-l'accueil des gens ici, et leurs mercis
-ce que nous avons reçu est énorme et ce n'est pas du matériel...
-ce qui a été vu, vécu ici va changer notre regard sur l'autre et surtout le plus pauvre, nous ne serons plus tout à fait les mêmes après ces 15 jours
-nous avons tous découverts d'autres ressources en nous, des facultés d'adaptation parfois exceptionnelles
-un groupe composé de jeunes, de jeunes adultes et d'adultes plus mûrs est une grande richesse
-l'adaptation à l'anglais : le fait de devoir écouter puis de parler l'anglais a permis des progrès, notamment avec Mamun qui s'est bien intégré au groupe
-une confiance totale en Pierrot qui est presque chez lui au Bangladesh, ce sera encore mieux quand il parlera bengali
-3 hommes qui nous accompagnaient sans cesse dont un Danois costaud, c'est intéressant pour protéger 11 femmes dans la foule, pour traverser la cohue des véhicules à Dhaka, pour marchander (les boutiques sont quasiment toutes tenues par des hommes)
-nous avons rencontré de fortes personnalités qui rayonnent et illuminent la vie ici : la communauté de Taizé à Mymensingh avec Guillaume comme phare pour se repérer dans cet océan de misère et nous dire :"C'est magnifique !", Willem d'Action Damien qui aime particulièrement ce pays et ses habitants, qui nous l'a fait découvrir à Pierrot et moi, father Anthony qui fait un travail formidable et quotidien avec les jeunes Mandis (Garos)

Asha

La jeune femme crée un porte clé ballon
pour le FC Brugge qui sponsorise Action Damien
Hier matin, nous avons marché vers Notumbazar où est située l'ONG Asha.  Willem nous a rejoint pour nous donner toutes les explications sur la petite entreprise.  Elle est née de la débrouille de Taslima qui mendiait à un carrefour.  Willem et sa femme, après quelque temps ici, voulaient faire quelque chose pour les plus pauvres qui sont souvent des femmes.  Taslima lui a montré quelques échantillons de ses broderies et les a toutes vendues à des Belges venant chez Willem.  Ainsi a démarré Asha Pojects Ltd (www.ashaprojects.be), une entreprise fairtrade, dont les produits se vendent sur commande.  Pierrot et moi en sommes actionnaires sans dividendes, il est même probable que nous ne récupérerons jamais notre mise de fonds. 
Les jeunes femmes avaient préparé pour chacune d'entre nous un sari qu'elles ont modelé autour de nous, le sari étant une longue, longue pièce de soie ou de crêpe ou synthétique.  Il s'accroche à un jupon, pour nous au pantalon, l'autre bout se jetant sur l'épaule, les quelques mètres restants sont plissés en morceaux de 7-8 cm et accrochés dans le pantalon.  Le jeté sur l'épaule est lui- même façonné en plis, soigneusement aplatis et souvent attachés par une épingle de sûreté.  Bien sûr, il faut une longue pratique pour qu'il tombe avec grâce et pour le porter naturellement. 
le groupe Asha et notre groupe
Le bustier se fait sur mesure dans le même tissu, mais nous n'en avions pas car c'était une surprise ! Une de plus.
les Sheherazade(s)

Willem, actionnaire Asha
Mamun s'occupe de l'administratif et de l'envoi des colis
Taslima, 24 ans, gérante d'Asha



dimanche 8 juillet 2012

Instantanés...

La maison de Sukkanta, une des plus belles du Bangladesh

father Anthony, the sisters et le groupe

Dernière étape

Nous sommes au Bangladesh, vous le savez, quotidiennement se produit un fait étonnant, une anecdote, une surprise.  Pierrot nous avait demandé d'être prêts ce matin à 6h00 pour éviter le traffic jam de Dhaka.  Nous sommes partis à 7h00, vous voyez pourquoi.  Pour nous éviter de trop marcher en portant nos valises, le chauffeur a voulu se rapprocher du campement !

C'est dimanche et la dernière partie de notre voyage, nous rejoignons l'enfer de Dhaka en passant par Dhamrai, une antique ville de fondeurs de bronze.  Sukkanta nous reçoit avec sa femme et son fils.  Depuis 200 ans, sa famille habite là et pratique ce métier.  Grâce à l'appui de plusieurs personnes, il continue le métier de son père et le perfectionne.  Sa femme (peintre) et lui sont de vrais artistes.
La fatigue est là, les voyages en voiture sont très durs physiquement.  Ce soir, tout le monde est dans la chambre vers 20h00 pour mieux affronter Dhaka, ses bruits intenses et incessants, les véhicules débouchant de partout.
Quelle chance pour Laurine !  Comme elle souffrait de spasmes violents au ventre, Pierrot a fait arrêter la voiture en plein Dhaka et lui a trouvé les plus belles toilettes du Bangladesh, dans un restaurant coréen, s'il-vous-plait !  Après les WC à pédales, les bêtes sur les murs, les toilettes immondes, quel luxe !

samedi 7 juillet 2012

Dernier jour à Jalchatra

Journée calme et pourtant difficile car la chaleur est intense et très très humide, une des plus pénibles quant au climat. D'après nos hôtes, il ne pleut pas beaucoup, pourtant nous n'avons pas eu un jour sans pluie.  Ce matin, nous avons rendu visite à Roksana, une ancienne tuberculeuse dont Action Damien a permis la guérison et la réinsertion en lui achetant un petit magasin. La route nous a paru longue : un bouchon s'était formé pour cause de réfection du chemin.  Ils cassent des briques (c'est un pays sans cailloux) et forment un lit de plus ou moins 10 centimètres qui recevra le macadam ou le sable.  Le problème, c'est que chacun veut absolument passer et se faufile dans le moindre petit interstice.  Pierrot, Mamun et Michael ont dû descendre de voiture pour faire la circulation.  Cela a pris au moins 20 minutes pour parcourir 100 mètres.
Ne sont-elles pas en pleine forme ?...
...quand elles ont mangé
les chips bengalis bien piquantes...

A Jalchatra, il existe une soierie en voie d'extinction, nous avons été voir les ateliers avec les métiers à tisser et le magasin où certaines ont fait des emplettes.  Malheureusement, peu de femmes y travaillent encore, la soie est importée de Chine.  Certains vont peut-être recevoir un cadeau très   
soyeux...
Notre dernière visite a été pour Dalim, notre jeune ami cancéreux, il a reçu un GSM avec musiques et recharge suffisante, un pantalon, et quantité de chips pour distribuer à tous ses amis...Les adieux furent émouvants.

vendredi 6 juillet 2012

Florine

Les photos passent mieux, j'en ai ajouté sur les derniers posts.
La réponse à la question "Où est Florine ?" est : sur un bus !!! avec des gosses et Michael qui la prend en photo, ceci pendant des kilomètres et des kilomètres (ceux de Guillaume).
Flo est un fameux boute-en-train, elle a mis Mamun et les chauffeurs dans sa poche, elle obtient tout ce qu'elle veut.  Elle est de toutes les sorties, propositions et aventures.  Les Bengalis n'ont jamais vu une femme comme ça !
Il faut écrire que Béné et Vincianne ne sont pas tristes non plus.  Cet après - midi, Vincianne nous a fait une démonstration de patinage sur brique, les patins n'étaient pas au point.  Suite au vol plané, le père Anthony a fait nettoyer le chemin, c'est ça la classe bengali.
nos trois grâces...
Béné assure, oublié le stress d'avant le départ, Samuel (monsieur Baudoin, proviseur), n'a qu'à bien se tenir, elle va casser la baraque après la rentrée.
PS : les WC à pédales ne sont pas les meilleurs WC qui soient, surtout quand une araignée se pointe au moment crucial (jos pas dire de qui il s'agit !)